vendredi 7 mars 2008

La mondialisation de la publicité: Le Québec peut-il emboîter le pas?

Depuis quelques années, je suis portée à croire que «l'âge d'or» de la publicité québécoise est bel et bien chose du passé. J'irais même jusqu'à dire que cette dernière n'est plus la manne qu'elle a déjà été. Au départ, elle a connu du succès grâce à son style, qui se voulait propre aux valeurs québécoises. De par ce fait, la publicité québécoise pourrait être perçue comme un prolongement du débat nationaliste, l'enjeu dépassant largement le cadre de l'industrie publicitaire. Je suis tentée de me dire qu'il s'agit du reflet de la culture québécoise actuelle qui, depuis quelques années, est moins dynamique.

La publicité du Québec se retrouve face à un mur depuis quelques temps. Je crois que cela s'explique par la forte mondialisation des marques et des compagnies. La publicité est souvent le premier domaine à ressentir les crises économiques et à en subir les contres-coups. Les grands annonceurs tentent dorénavant de rentabiliser le même message sur plusieurs continents. Un concept qui se traduit dans toutes les langues et dans toutes les cultures est perçu comme étant beaucoup plus lucratif.

Désormais, le mot «adaptation» rime souvent avec qualité, et ce au détriment de la création d'ici. Cette mondialisation de la publicité a de nombreuses conséquences. Du point de vue économique, ce sont les maisons de production qui se voient les plus touchées, mais il y a aussi les réalisateurs et les comédiens. Au final, je crois que l'heure est venue à la publicité d'ici de s'émanciper. Il est grand temps qu'elle prouve qu'elle a une place non seulement au Québec, mais aussi à l'international.

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